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À propos de Tuning Afrique

Tuning Africa est un réseau de communautés d’experts universitaires qui débattent, conçoivent et élaborent des instruments d’apprentissage et partagent leurs résultats. Ils se réunissent autour de leur discipline ou de leur matière dans le but conscient d’établir une confiance mutuelle. Ils travaillent au sein de groupes internationaux et interculturels, dans le respect de l’autonomie institutionnelle et nationale des coparticipants. Ils partagent la connaissance et les expériences, tout en articulant et en évaluant des buts, des objectifs et des résultats collectifs clairs à chacune des étapes.

Le Projet pilote Tuning Africa est mis en place dans la structure de la stratégie commune Afrique-UE. Sa première phase (2011 – 2013) a impliqué 60 universités, et représentant les cinq sous-régions d’Afrique, avec leur grande diversité linguistique (français, anglais, arabe et portugais) et culturelle. Par groupes séparés ils se sont concentrés sur cinq domaines d’études : Médecine, Formation des enseignants, Sciences de l’agriculture, Ingénierie mécanique, et Génie civil. Ils se sont entraidés dans le cadre du développement des programmes qui sont adaptés aux besoins exprimés par la société dans chacun de ces domaines d’études. Dans cette première phase, les cinq groupes ont conçu des profils de diplôme qui ont couvert les compétences génériques et spécifiques des matières qui avaient été identifiées dans le cadre d’une large consultation.

La deuxième phase de Tuning Africa (2015 – 2018) est l’un des objectifs concrets de la feuille de route 2014-2017 du Sommet 2014 des Chefs d’Etat et de Gouvernement UE-UA. Tuning Africa II recouvre huit domaines d’études. L’économie et la géologie appliquée ont été ajoutées aux cinq domaines d’études d’origine et un nouveau groupe transversal couvre maintenant la gestion de l’enseignement supérieur.

Tuning Africa II complètera le processus de conception de la première phase et s’attachera alors à mettre en place, dans les universités participantes, les programmes qui auront été conçus.

La deuxième phase a presque doublé la participation des pays africains et de leurs universités dans le but d’élargir le spectre du débat et l’impact du projet à travers le continent.

Objectives

Objectifs de Tuning Africa II Objectif général : Contribuer et soutenir l’harmonisation des programmes de l’enseignement supérieur et la création d’un espace africain de l’enseignement supérieur qui soit revitalisé, distinctif, attractif et globalement compétitif, à travers une collaboration intra-africaine améliorée.

L’objectif spécifique de l’initiative est d’établir de nouveaux programmes de diplôme, des méthodes d’enseignement, d’apprentissage et de conseil et de définir des accords conjoints dans 8 domaines d’études dans 120 universités dans toute l’Afrique.

 

Activités et principaux résultats attendus

 

Tuning Africa II développe 3 lignes stratégiques:

 

·         Ligne 1: Conception

·         Ligne 2: Mise en œuvre

·         Ligne 3: Charge de travail des étudiants et crédits

 

Line 1: Conception

Tuning a commencé ses travaux autour d’un système de conception des diplômes cohérent. Les diplômes seraient basés sur les compétences et les résultats des étudiants y tiendraient une place centrale. Le profil de diplôme occupe une position centrale dans la méthodologie Tuning. L’adéquation de son développement est déterminée en fonction de sa pertinence sociale manifeste, de la qualité globale du diplôme et de sa reconnaissance par les autres groupes participants. Ce sont là les profils qui guident le reste des processus. Ils conditionnent le diplôme dans son ensemble et en influencent fortement tous les autres aspects. Les profils de diplôme ont toujours été clairement identifiés avec le bloc des compétences qui doivent être développées pour obtenir le diplôme. Il est clair qu’un profil de diplôme décrit les caractéristiques spécifiques d’une qualification en termes de résultats d’apprentissage visé et de compétences. Un profil de diplôme décrit dans un langage clair et compréhensible ce qu’on attend d’un apprenant en termes de connaissances, de compréhension et d’action une fois son expérience d’apprentissage achevée.

Line 2: Mise en place

Après la définition de profils de diplôme, tous les Domaines d’études doivent développer des programmes de diplôme, aussi bien au niveau du premier cycle que du troisième cycle, qui soient potentiellement reconnus par les universités impliquées. Le programme de diplôme traite de la durée, du niveau et de la définition du programme en termes de compétences et de résultats d’apprentissage ; il analyse également les méthodologies utilisées pour développer la stratégie d’enseignement et d’apprentissage la plus appropriée dans l’évaluation de ces compétences ainsi que de mise en place des systèmes internes visant à assurer la qualité du programme.

 

Pour cette ligne de mise en place, les universités peuvent décider de développer l’un des deux (2) itinéraires suivants :

 

·         Itinéraires 1 : mise en place des Diplômes institutionnels : centrée sur un processus interne de mise en place. C’est un stade où les universitaires travaillent ensemble sur le domaine d’études mais en particulier au sein de leurs propres établissements. Le principal objectif est de mettre en place un programme de diplôme (lié aux méta-profils) au niveau de Licence, Master ou Doctorat dans chaque université.

·         Itinéraires 2 : mise en place des Diplômes conjoints/doubles : les universités travailleront de façon intensive avec les autres partenaires de leur SAG afin de définir un diplôme conjoint/double. Le principal objectif est de mettre en place un programme de diplôme conjoint (lié aux méta-profils) au niveau de Licence, Master ou Doctorat parmi un certain nombre d’universités.

 

Line 3: Charge de travail des étudiants et crédits

La troisième ligne examine les crédits, et en particulier la relation entre ceux-ci et la charge de travail des étudiants. Pour Tuning, l’un des sujet à traiter les plus importants est le temps requis pour les étudiants dans la localisation et dans le traitement de l’information reçue, l’internalisation, la réflexion et la construction de leurs propres significations pour la transformation de ces informations en connaissance, puis dans la mobilisation et la contextualisation de cette connaissance dans des situations simulées ou dans des pratiques qui permettent la consolidation de l’apprentissage. Il est essentiel de tenir compte du temps consacré par les étudiants aux études indépendantes en plus des heures d’activités en classe, laboratoires, ateliers, stages, et autres.

 

Par conséquent, les programmes de diplôme innovants doivent faire une estimation adéquate de la charge de travail requise pour les étudiants afin d’atteindre les résultats d’apprentissage qui sont spécifiés dans le programme. C’est dans ce sens que l’adoption de crédits pour considérer la charge totale de travail des étudiants – pas seulement le travail associé aux activités formelles – est un processus qui innove effectivement dans les processus d’enseignement et d’apprentissage et qui induit la mise en place dans les universités africaines d’un programme centré sur l’étudiant.

 

Il n’existe aucun système de crédits universitaires qui soit partagé par tous les pays africains. De plus, beaucoup d’Établissements de l’Enseignement supérieur dans la région sont encore assez peu familiarisés avec un système de crédits qui prétend soutenir un changement dans les programmes et mener le changement vers un enseignement supérieur centré sur l’étudiant et basé sur les compétences.

 

Il y a deux étapes liées à la Ligne 3 (qui peuvent être développées en parallèle):

 

1)        Définition politique d’un système de crédits pour l’Afrique : cette étape sera à la charge du  Groupe consultatif de l’initiative Tuning Africa (TAPAG). Le rôle principal de ce groupe sera de soutenir toutes les initiatives développées par les universités, notamment pour contribuer à la définition de la base d’un système de crédits pour l’Afrique.

      2)       Recherche scientifique sur la Charge de travail des étudiants en Afrique : cette deuxième étape doit être coordonnée avec le TAPAG. Toutefois, cela sera la responsabilité exclusive des universités. Une vaste enquête sera conduite autour de l’Estimation de la Charge de travail des étudiants en Afrique, depuis la perspective des professeurs et celle des étudiants. La totalité des 120 universités devra consulter un nombre d’étudiants et de professeurs dans certain(e)s des cours/unités qui représentent un semestre. Le processus de consultation fournira une image globale de la charge totale de travail (en nombre d’heures) dont un étudiant africain a besoin pour réussir les cours dans les 8 domaines d’études impliqués dans Tuning Africa II. L’enquête sera basée sur les perceptions de ce que les professeurs et les étudiants considèrent comme étant le temps requis, ou consacré, ainsi que sur l’acquisition des résultats d’apprentissage dans les cours concernés au cours d’un semestre particulier dans chaque domaine d’études.